Se libérer des peurs

Agoraphobie et crises de panique : qu’est-ce qui est vraiment efficace contre l’anxiété et la panique ?

En France, environ 11 millions de personnes souffrent d’un trouble anxieux diagnostiqué. Et environ 1,3 million d’entre elles sont régulièrement en proie à des crises de panique – probablement la pire forme de trouble anxieux. Actuellement, le traitement des crises d’angoisse s’effectue sur deux niveaux. Le premier niveau est un traitement médicamenteux sous forme d’antidépresseurs et de sédatifs puissants, appelés benzodiazépines. Le second niveau est la psychothérapie, qui utilise principalement la thérapie cognitivo-comportementale. Et enfin, il y a une troisième approche thérapeutique dont la notoriété ne cesse de croître, en particulier dans les pays germanophones : la « méthode Bernhardt ».

Identifier et désactiver les bases neurobiologiques des crises de panique.

Il y a quatre ans, une toute nouvelle forme de thérapie de l’anxiété a été présentée à l’Institut de psychothérapie moderne de Berlin ; elle peut également être utilisée sous forme d’autothérapie. Elle a été nommée ainsi d’après son auteur, Klaus Bernhardt, thérapeute spécialisé dans l’anxiété et auteur à succès international. Elle est inspirée par les dernières découvertes de la recherche sur le cerveau et diffère à bien des égards des thérapies conventionnelles de l’anxiété. Jusqu’ici, les patients souffrant de troubles anxieux n’ont eu que deux possibilités : s’anesthésier avec des médicaments ou apprendre douloureusement à endurer des situations effrayantes par une confrontation constante avec la peur. Ils disposent désormais d’une forme de thérapie totalement nouvelle : ils apprennent étape par étape à littéralement « reprogrammer » leur cerveau.

le cerveau craintif

Les crises d’angoisse récurrentes : souvent, elles ne sont que la conséquence d’un cerveau mal « câblé »

Ce qui à première vue peut sembler très technique s’avère tout à fait logique quand on y regarde de plus près. Car le cerveau humain stocke toutes les expériences sous forme de connexions synaptiques et construit des processus automatisés à partir des pensées et des manières d’agir qui se répètent souvent. Le principe sous-jacent est la neuroplasticité, et son fonctionnement peut facilement être expliqué avec l’exemple du « brossage des dents ». Aucun adulte n’a besoin de se demander s’il s’est vraiment brossé toutes les dents. Nous nettoyons chaque dent de manière totalement automatique, tandis que nos pensées sont généralement tout à fait ailleurs. Les séquences de mouvement correspondantes sont stockées au niveau neuronal de telle manière qu’elles s’exécutent de manière entièrement automatique. Et la même chose est vraie lorsque des pensées effrayantes et inquiétantes se répètent tellement souvent qu’une crise de panique ponctuelle peut alors se transformer en un véritable trouble anxieux. Cependant, si la peur et la panique peuvent être automatisées sur le plan neuronal, l’insouciance et la sérénité doivent elles aussi pouvoir être ancrées de manière neuronale dans le cerveau. Et c’est justement ce que la méthode Bernhardt permet d’effectuer de manière particulièrement rapide et agréable.

Sortir progressivement de la peur, sans confrontation ni médicament

Nous avons présenté de manière précise le fonctionnement de l’autothérapie avec la méthode Bernhardt dans une vidéo intitulée « Que se passe-t-il dans le cerveau quand on a peur ? » Vous pouvez la visionner dès maintenant ici. Elle fait partie d’un cours vidéo de 52 épisodes que l’INSTITUT DE PSYCHOTHÉRAPIE MODERNE a spécialement publié pour les patients anxieux. L’objectif est de donner aux patients anxieux des instructions, étape par étape, grâce auxquelles ils pourront littéralement reprogrammer eux-mêmes leur cerveau.

Crises de panique : quelle thérapie fonctionne et quelle thérapie peut même provoquer des dommages ?

Si vous avez déjà vu la vidéo ci-dessus dans son intégralité, vous avez probablement une idée des raisons pour lesquelles certaines formes de thérapie n’ont pas eu jusqu’à présent l’effet escompté sur vous. Il est bien sûr possible d’utiliser la thérapie de confrontation, également appelée thérapie d’exposition, pour apprendre à supporter ses peurs. Cependant, dans de nombreux cas, cette « confrontation avec ses peurs » ne vous garantit pas que vous vous libèrerez vraiment de la peur. Au contraire, vous apprendrez seulement à évaluer autrement la peur qui monte en vous et à mieux la supporter. Pourtant, même après la thérapie, de nombreuses situations continuent de déclencher une sensation d’inconfort, de sorte que les personnes concernées essaient souvent inconsciemment de les éviter le plus possible. Car même si elles ont appris grâce à la thérapie que la transpiration, les vertiges ou la sensation d’être à côté d’elles-mêmes – également appelée déréalisation – ne mettent pas leur vie en danger, toutes ces sensations continuent d’être désagréables, c’est pourquoi les personnes concernées recommencent presque inévitablement à s’habituer à un comportement d’évitement.

Comment échapper définitivement au cercle vicieux de la peur !

Ne serait-il pas nettement préférable que vous cessiez vraiment de ressentir des symptômes d’anxiété dans des situations manifestement inoffensives, telles que conduire une voiture ou prendre les transports en commun, être au milieu d’une foule, se tenir dans une file d’attente à la caisse du supermarché ou prendre l’avion pour partir en vacances ? Après tout, à quoi cela vous avance-t-il de savoir que tous ces symptômes physiques tels que des palpitations, des essoufflements, des vertiges, des sensations d’évanouissement, des picotements dans les bras ou les jambes, des bouffées de chaleur, une boule dans la gorge et bien plus encore ne sont que psychosomatiques, même si vous les ressentez toujours réellement ? Il ne reste donc qu’un seul moyen : ces sensations réelles doivent disparaître.

Mais cela n’est possible que si les connexions neuronales qui les déclenchent disparaissent elles aussi. Et du point de vue de la recherche sur le cerveau, cela ne fonctionne que si elles sont remplacées par d’autres connexions dans lesquelles est mémorisé exactement le contraire, à savoir l’insouciance, la sérénité et la joie. On ne peut pas résoudre un problème en se concentrant encore plus sur ce problème. Ce qui manque aux patients, ce n’est pas d’avoir la peau encore plus dure. Au contraire, ce qui leur manque est la capacité d’imaginer que des situations auparavant effrayantes puissent désormais être vécues totalement sans peur. Et c’est exactement là que doit commencer une thérapie réussie contre l’anxiété. Ce n’est que si le cerveau est à nouveau neurologiquement « programmé » pour l’insouciance et la joie que les crises de panique et les comportements d’évitement qui leur sont associés disparaissent progressivement.

Médicaments contre les attaques de panique

Les médicaments contre les crises de panique : rarement une bonne idée.

Malheureusement, même les antidépresseurs et les benzodiazépines ne changent pas la manière dont la peur et la panique sont structurellement ancrées dans le cerveau. Au lieu de cela, un traitement médicamenteux peut entraîner des problèmes de santé supplémentaires. Car les anxiolytiques tels que le Diazépam, le Lorazépam, le Témesta, le Tranxène, le Valium etc., rendent physiquement dépendant après seulement quelques semaines de prise régulière. Et la prise d’antidépresseurs peut elle aussi provoquer des problèmes graves. D’une part en raison des effets secondaires parfois considérables, et d’autre part en raison du syndrome de sevrage.

Les antidépresseurs contre les crises de panique : peu utiles et de nombreux effets secondaires.

La thérapie anti-panique centrée sur les médicaments pose deux problèmes majeurs. D’une part, elle ne supprime que les symptômes de la peur, tandis que les causes réelles ne sont pas traitées. D’autre part, un certain nombre d’effets secondaires peuvent survenir ; or les sueurs, les nausées, une sécheresse de la bouche ou des insomnies font partie des plus inoffensifs, alors qu’ils se produisent déjà très souvent avec une probabilité supérieure à 10 %.

Les effets indésirables suivants sont également fréquemment observés (c’est-à-dire dans 1 à 10 %) de tous les cas :

  • vertiges
  • maux de tête
  • palpitations
  • nervosité
  • fatigue
  • épuisement
  • asthénie
  • douleurs musculaires
  • tremblements
  • augmentation de la salivation
  • difficultés de concentration
  • anxiété
  • diarrhée
  • vomissements
  • douleurs abdominales
  • irritations de la peau

Les dysfonctionnements sexuels sont particulièrement fréquents : d’après un journal pour médecins renommé en Allemagne, 59 % des patients en souffrent lorsqu’ils prennent un antidépresseur de la classe des ISRS (ISRS = inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine). Il est également inquiétant de constater que la sexualité des personnes concernées reste souvent altérée durant des années après l’arrêt du médicament.

Ainsi, au lieu de prendre des antidépresseurs et de risquer de subir toute une série d’effets secondaires, il est plus utile et efficace de se pencher sur les véritables causes des crises de panique. Car une personne qui prend des psychotropes et pense pouvoir ainsi échapper au cercle vicieux de la peur ne créera généralement que des problèmes supplémentaires qui souvent persisteront encore des années après l’arrêt du traitement.

Agoraphobie crises panique

La peur de ne pas « fonctionner » correctement.

Le plus souvent, le diagnostic est un trouble anxieux ou une agoraphobie avec des crises de panique. De nombreuses personnes concernées ne savent pas tout d’abord que faire de ce diagnostic. Certaines sont soulagées, parce qu’elles savent enfin d’où proviennent l’accélération du rythme cardiaque, la sensation d’engourdissement ou la sensation irréelle de se tenir à côté de soi (qu’on appelle la déréalisation).

D’autres en revanche ne parviennent pas à croire que de telles sensations potentiellement mortelles ne sont que psychosomatiques et passent alors de médecin en médecin, afin de trouver quand même un déclencheur physique de leur trouble anxieux. La peur que leurs crises de panique ne soient en effet qu’un problème psychologique déclenche en elles un inconfort extrême et souvent de nouveaux accès de sueur. C’est pourquoi il faut souvent des années jusqu’à ce que les personnes concernées admettent enfin qu’elles souffrent réellement d’un trouble anxieux. Cependant, elles ne réalisent généralement à quel point elles se font du mal que lorsqu’elles ont besoin de plusieurs années de thérapie jusqu’à ce qu’elles puissent à nouveau vivre à peu près sans peur. Parce que plus la durée pendant laquelle une agoraphobie ou un trouble anxieux n’a pas été traité est longue, plus il faudra de temps pour le surmonter.

Un facteur aggravant est que de nombreux médecins en savent trop peu sur les véritables causes de l’anxiété et de la panique et sur la manière de commencer un traitement.

Presque tout le monde expérimente des crises de panique ponctuelles. Un trouble anxieux ne survient que lorsque la personne se focalise dessus.

Les raisons d’une crise de panique ponctuelle sont nombreuses. Une hyperthyroïdie momentanée, par exemple en raison d’un médicament thyroïdien mal dosé, une carence en vitamine B12 liée à l’alimentation ou une réaction allergique à un antibiotique sont des causes possibles. Mais des nouvelles choquantes ou l’utilisation de drogues peuvent également déclencher une crise de panique ponctuelle.

Cependant, seule la rumination constante sur ce qui ne va pas chez vous « câblera » le cerveau au fil des semaines de telle façon que des crises de panique se produisent de manière récurrente. Oui, vous avez bien lu ! Ce n’est pas la crise de panique elle-même, mais la réflexion ultérieure sur la question de savoir si vous êtes gravement malade et si quelque chose ne va pas dans votre cœur ou dans votre tête : ce n’est que cette rumination négative permanente qui conduit à un trouble anxieux.

Thérapie de confrontation pour l'anxiété

La thérapie de confrontation : un mauvais chemin en cas de crises de panique

Les crises de panique ne sont pas une simple phobie, comme par exemple une phobie des araignées, qui peut être combattue avec une thérapie de confrontation, c’est-à-dire avec une exposition répétée à des situations en réalité inoffensives, mais qui néanmoins déclenchent la peur ou la panique. Au contraire, les crises de panique sont basées sur un cerveau « mal câblé » dont les structures peuvent être ramenées sur la bonne voie si l’on emploie les bonnes techniques à cet effet.

C’est pour la même raison que le traitement par hypnose apporte rarement un succès durable. Alors que les simples phobies sont souvent déjà balayées après une ou deux séances, la coopération active du patient est nécessaire en cas de trouble anxieux grave. Car seules les personnes concernées peuvent, grâce à un entraînement mental régulier, restructurer leur cerveau de telle manière que l’automatisation neuronale qui a conduit au trouble anxieux soit durablement démantelée. Il est également important que les crises de panique ne soient pas seulement perçues comme un terrible fardeau, mais que la personne concernée comprenne aussi que la panique a une autre fonction souvent sous-estimée : elle nous avertit en cas de mauvaises décisions.

Les crises de panique : il n’est pas rare qu’elles soient un acte d’amour du psychisme.

Certaines personnes agissent d’une certaine manière durant des années tout en sachant que c’est une erreur. Certaines se persuadent qu’elles vivent une belle relation de couple alors que cette dernière a viré au cauchemar depuis longtemps. D’autres restent coincées dans des situations professionnelles où elles sont victimes de harcèlement, ou d’autres encore rendent visite semaine après semaine à un parent grincheux sans jamais obtenir le moindre remerciement. Chaque fois qu’une personne agit de manière contraire à ce que lui inspire sa saine intuition, son subconscient cherche un moyen pour lui faire prendre conscience que ce comportement est à la longue nocif pour sa santé.

Cela commence généralement par des troubles psychosomatiques tels que des palpitations qui apparaissent sans raison, des problèmes d’estomac, de la diarrhée, des insomnies ou même de petits tics, comme des paupières qui tremblent. Si ces avertissements du psychisme continuent d’être ignorés, le subconscient pourra aussi employer une artillerie plus lourde s’il l’estime nécessaire. Si survient alors une crise de panique, ce n’est pas un dysfonctionnement du cerveau. Au contraire, ce n’est ni plus ni moins qu’un acte d’amour de votre psychisme qui veut vous rappeler avec insistance qu’il vous faut changer de toute urgence un comportement déterminé pour que vous n’en subissiez pas de dommages durables.

Vous avez peut-être du mal à l’imaginer, mais à l’Institut moderne de psychothérapie, nous voyons chaque jour comment les crises de panique disparaissent d’elles-mêmes, tout simplement parce que quelqu’un a eu le courage de mettre fin à une mauvaise relation, de chercher un meilleur emploi ou d’organiser l’intervention d’un soignant externe pour un parent malade. C’est pourquoi notre conseil est le suivant : si vous avez des crises de panique récurrentes, demandez-vous dans quel domaine de votre vie vous n’avez peut-être pas écouté votre saine intuition depuis longtemps. Et si pour le moment, vous n’avez aucune idée de ce que votre intuition aimerait exactement vous dire, le cours vidéo mentionné ci-dessus vous aidera certainement à clarifier cette question. Ce faisant, vous ne prenez d’ailleurs aucun risque. Grâce à nos nombreuses années d’expérience avec des milliers de patients anxieux, nous sommes tellement convaincus que ce cours vidéo est une véritable aide pour les personnes concernées que nous vous offrons une garantie de remboursement de 60 jours si le cours devait ne pas répondre à vos attentes.

Agoraphobie

Agoraphobie et crises de panique : toutes les informations en un coup d’œil

Une personne qui n’a jamais souffert d’anxiété peut difficilement imaginer à quel point il est irrationnel et effrayant de souffrir d’agoraphobie ou d’un trouble anxieux. La seule idée d’être confronté à une situation anxiogène suffit à déclencher toute une série de symptômes d’anxiété. Les personnes concernées souffrent alors selon les cas de sueurs ou de frissons, de sensations croissantes d’étourdissement (jusqu’à la sensation de s’évanouir) et bon nombre d’entre elles ressentent également un essoufflement extrême. Généralement, le rythme cardiaque s’accélère au point que beaucoup de personnes ne parviennent à se sentir un peu mieux qu’avec de puissants sédatifs (benzodiazépines).

L’agoraphobie entraîne un comportement d’évitement prononcé

Plus un trouble anxieux dure longtemps, plus la peur d’une éventuelle perte de contrôle grandit. C’est pourquoi les personnes agoraphobes développent généralement des stratégies d’évitement très sophistiquées pour ne pas être confrontées à des situations effrayantes. Beaucoup d’entre elles tentent également ainsi de maintenir leur trouble anxieux secret le plus longtemps possible. Cela crée un cercle vicieux souvent difficile à identifier par l’entourage. Les personnes concernées évitent par exemple les situations effrayantes telles que des voyages en avion en arguant que cela n’est plus conciliable avec leur conscience écologique. Elles évitent également les rassemblements tels que les fêtes de famille ou les événements d’entreprises en prétendant être fâchées avec un oncle ou un collègue.

Au début, presque personne ne soupçonne qu’il ne s’agit généralement que de prétextes pour ne pas avoir à admettre publiquement qu’on souffre d’un trouble anxieux. Cependant, rester trop longtemps à l’écart des événements sociaux a forcément pour conséquence un isolement social croissant. Cela ajoute à l’agoraphobie le risque de souffrir également d’humeurs dépressives, car des contacts sociaux réguliers sont une composante essentielle d’un psychisme en bonne santé.

Reconnaître un trouble anxieux

Comment savoir si quelqu’un dans votre entourage souffre d’un trouble anxieux ?

C’est surtout dans la phase initiale de l’agoraphobie (avec ou sans crises de panique) que les raisons invoquées par les personnes concernées pour éviter les situations qu’elles redoutent semblent généralement plausibles. Mais si leur comportement d’évitement évolue avec le temps au point qu’elles évitent par exemple non seulement les avions, mais aussi les bus et les trains, cela devrait être perçu comme un signal d’alarme.

Et lorsque des personnes acceptent poliment des invitations à des fêtes, mais qu’en réalité elles n’assistent plus à aucune, il est raisonnable de supposer qu’elles souffrent depuis longtemps d’un trouble anxieux. C’est dans de tels cas que le fait d’exprimer concrètement des soupçons dans le cadre d’une conversation en tête-à-tête et tout en faisant preuve d’une grande compréhension a déjà aidé de nombreuses personnes agoraphobes à sortir de leur isolement auto-imposé.

Que signifie exactement l’agoraphobie ?

Le mot agoraphobie est composé de deux mots provenant du grec ancien : « agora », qui désigne la place publique et « phóbos », qui signifie peur ou terreur. L’agoraphobie décrit donc la peur des grandes places ou des foules, tandis qu’un autre mot, couramment utilisé, celui de « claustrophobie », exprime la peur des espaces confinés.

Néanmoins, les agoraphobes souffrent souvent d’une sensation d’oppression et donc de manque d’espace. Ils se sentent sans défense dans les pièces et les locaux clos, parce qu’ils ont le sentiment de ne pas pouvoir s’en échapper assez vite en cas de situations angoissantes. Les symptômes diffèrent de ceux d’un claustrophobe dans la mesure où ce dernier s’inquiète dès qu’il se retrouve seul dans un espace étroit, tandis qu’un agoraphobe perçoit principalement les autres personnes comme une menace potentielle, parce qu’elles pourraient l’observer pendant une crise de panique ou constituer un obstacle sur son chemin au moment où il prendrait la fuite (juste avant une crise d’angoisse imminente).

Thérapie contre l'agoraphobie

Quelle thérapie est efficace contre l’agoraphobie ?

La thérapie basée sur l’exposition (également connue sous le nom de thérapie de confrontation) a longtemps été considérée comme une méthode de choix pour traiter les troubles anxieux de l’agoraphobie. Pourtant, même dans la littérature spécialisée et pertinente, il est souligné que cette thérapie est souvent difficile à mettre en œuvre.

Le gros point faible de cette forme de thérapie est que le patient y apprend uniquement à supporter sa réaction de peur automatisée. En « affrontant régulièrement leurs peurs », les personnes concernées sont censées apprendre que ces situations ne sont pas dangereuses et qu’elles ne leur sont pas livrées, impuissantes, mais que cette phobie n’est que le produit de leurs propres appréhensions. Tous les symptômes redoutés, tels que les palpitations, les picotements, les difficultés respiratoires ou la sensation insupportable d’impuissance sont perçus comme un danger mortel, mais en réalité, ils ne représentent à aucun moment un risque pour leur vie ni pour leur intégrité physique.

Néanmoins : la thérapie d’exposition ne permet que très rarement de libérer véritablement les personnes concernées de la peur. Certes, ces dernières « fonctionnent » à nouveau au sein de la société, mais les sensations d’oppression restent pour la plupart présentes de manière subliminale. Par conséquent, pour de nombreuses personnes agoraphobes, ce n’est qu’une question de temps avant qu’elles ne reviennent progressivement à un comportement d’évitement. Parce que personne n’aime se retrouver dans des situations qui déclenchent encore et toujours des réactions de peur, même si on a appris à ne plus les prendre autant au sérieux.

L’agoraphobie et le problème des « symboles » de sécurité

Un autre problème est l’utilisation de ce qu’on appelle les « symboles de sécurité ». Pour une personne agoraphobe, cela peut par exemple être la présence d’une autre personne en qui elle a confiance, telle que son partenaire ou son thérapeute. Des médicaments tels que le Tavor ou un porte-bonheur sont également appropriés comme symboles de sécurité. La présence d’un tel symbole pendant la thérapie d’exposition peut quelquefois réduire considérablement le sentiment de peur, car quelque chose ou quelqu’un est à portée de main pour apporter un sentiment de sécurité. En revanche, l’absence de ce même symbole de sécurité peut réellement réactiver la peur. Ainsi par exemple, les personnes concernées ont une crise de panique au moment où elles réalisent qu’elles sont sorties de chez elles sans avoir emporté le médicament sédatif qu’elles prennent en cas d’urgence. C’est pourquoi le but de toute thérapie devrait être de faire en sorte que les patients puissent totalement se passer de symboles de sécurité.

Les thérapeutes de l'anxiété

De nouvelles manières de traiter l’agoraphobie

La méthode dite de Bernhardt est une forme de thérapie qui permet généralement très vite aux patients de se déplacer sans crainte sur de grandes places et au milieu de foules, sans symboles de sécurité. Elle permet aux patients anxieux d’apprendre -sans confrontation et sans médicaments- des techniques mentales particulières qui suppriment littéralement la peur grâce à une reprogrammation neuronale. L’une des raisons majeures pour lesquelles elle fonctionne tellement bien est le fait que les menaces que les personnes agoraphobes veulent éviter ne sont généralement pas de véritables menaces ; c’est seulement la pensée de ce qui pourrait arriver qui déclenche la réaction de peur, cette dernière pouvant aller jusqu’à une crise de panique.

Toutefois, si de purs produits de l’imagination peuvent transformer des personnes en bonne santé en patients anxieux, il doit logiquement aussi y avoir d’autres produits de l’imagination pour inverser ce processus. Et c’est exactement de cela dont s’agit dans la méthode Bernhardt qui a été développée il y a quelques années à l’Institut de psychothérapie moderne de Berlin. Pour ceux qui voudraient également bénéficier de cette thérapie innovante, il existe maintenant un cours vidéo en 52 parties qui vous permet d’apprendre cette autothérapie rapidement et facilement.

En cas d’agoraphobie, des sédatifs puissants ne devraient être pris qu’en cas d’urgence absolue

Jusqu’à encore très récemment, tant les personnes concernées que les psychothérapeutes et les psychiatres supposaient que le traitement de l’agoraphobie était généralement un travail de longue haleine et qu’il devait être soutenu par des médicaments. Cela était particulièrement vrai lorsque de violentes crises de panique poussaient de plus en plus le patient vers un comportement d’évitement et que les personnes concernées tentaient alors (souvent par honte) de faire face aux situations redoutées à l’aide de tranquillisants.

Un tel comportement consiste à éviter totalement les situations anxiogènes, par exemple assister à des événements publics ou traverser de grandes places. Malheureusement, ces stratégies d’évitement ne réduisent pas les symptômes d’anxiété chez les personnes concernées ; au contraire, elles ont plutôt pour effet de propager la phobie à un nombre croissant de domaines de l’existence. C’est l’une des raisons pour lesquelles les personnes concernées essaient encore et encore de retrouver un tant soit peu de normalité à l’aide de sédatifs puissants, appelés benzodiazépines.

Malheureusement, cette stratégie comporte un énorme hic : ces médicaments ne changent rien à la cause du problème et ne suppriment que temporairement la sensation de peur. De plus, une véritable thérapie est ainsi souvent retardée inutilement, ce qui laisse à l’agoraphobie toute latitude pour s’étendre encore et encore. Suite à cela, de plus en plus de situations que la personne maîtrisait auparavant sans aucun problème lui semblent soudain menaçantes et irrationnelles. Alors que jusque-là elle ne prenait des sédatifs qu’occasionnellement, elle prend désormais ce médicament tous les jours pour tenter de faire quelque chose contre les vertiges, les difficultés respiratoires et l’accélération du rythme cardiaque.

Cependant, cela ne réduit pas la fréquence des crises d’angoisse, moins encore la sensation de perdre pied. Au contraire, un nouveau problème peut s’ajouter au trouble anxieux : la dépendance physique au médicament. Si une personne décide d’arrêter brusquement de prendre des sédatifs (nous vous recommandons instamment de ne jamais faire cela, car leur réduction doit toujours se faire sous surveillance médicale !), son corps et son esprit réagissent avec des symptômes sévères de sevrage tels que des vertiges, des palpitations, des étourdissements, des difficultés respiratoires ainsi que des crises de panique extrêmes et la sensation de devenir folle.

Problèmes dus aux antidépresseurs

Des antidépresseurs contre l’agoraphobie : le grand problème du syndrome de sevrage

Les antidépresseurs, qui sont des substances souvent utilisées contre l’agoraphobie et les crises de panique, font l’objet de plus en plus de critiques. Les laboratoires pharmaceutiques ont jusqu’à présent refusé avec véhémence d’admettre que ces médicaments présentent également un risque de dépendance psychologique, mais cela fait longtemps qu’ils ne peuvent plus nier le « syndrome de sevrage ». Pendant la phase de sevrage, les personnes concernées souffrent alors à nouveau de crises d’angoisse, même si elles ont déjà surmonté leur trouble anxieux. Mais comme cette peur qui a ressurgi peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois, de nombreux patients en concluent que l’absence du médicament est la cause de la réapparition de la peur et de la panique, de sorte qu’ils décident de reprendre leur traitement. C’est un cercle vicieux en raison duquel les personnes agoraphobes prennent parfois inutilement des antidépresseurs pendant des décennies, parce qu’elles ne souffrent en réalité que d’un syndrome de sevrage, c’est-à-dire de symptômes psychologiques temporaires déclenchés par l’arrêt du médicament. Afin d’éviter ce syndrome autant que possible, la prise d’antidépresseurs (tout comme de benzodiazépines) ne doit donc être diminuée que très lentement et exclusivement sous surveillance médicale.

Neuroplasticité : la clé pour vaincre rapidement l’agoraphobie avec et sans crises de panique

La neuroplasticité est la capacité du cerveau humain de se « recâbler » jusqu’à un âge avancé. Toute pensée crée littéralement de nouvelles connexions dans le cerveau. Ce que nous pensons souvent nous devient de plus en plus facilement accessible, tandis que les idées que nous pensons rarement voire jamais se décomposent sur le plan neuronal. Dans le cas de l’agoraphobie, cela signifie que la personne pense constamment à ce qui pourrait arriver dans le pire des cas si elle était confrontée à une certaine situation et que la peur la submergeait à nouveau.

En revanche, le cerveau a largement « désappris » des pensées comme celles-ci :

  • Être détendu tandis qu’on se trouve au milieu d’une foule
  • Prendre les transports en commun sans être accompagné
  • Conduire sur une autoroute même en cas de trafic intense
  • Participer à nouveau à une vie quotidienne normale sans comportement d’évitement
  • Prendre l’avion de manière détendue pour partir en vacances
  • Traverser de grandes places sans peur
  • Assister à des fêtes ou à des réunions de famille en étant parfaitement détendu
  • Attendre tranquillement à la caisse d’un supermarché
Neuroplasticité

Surmonter les troubles de l'anxiété à l'aide de la neuroplasticité

Stimuler la neuroplasticité de manière ciblée afin de « recâbler » un cerveau entraîné à ressentir la peur afin qu’il produise à nouveau automatiquement des pensées agréables au lieu d’un trouble anxieux est une nouvelle voie extrêmement prometteuse en psychothérapie. Le directeur de l’Institut de psychothérapie moderne de Berlin, Klaus Bernhardt, est un pionnier en ce domaine. Il y a 8 ans déjà, il a développé une forme particulière d’autothérapie grâce à laquelle de nombreuses personnes ont pu -parfois en à peine 6 à 12 semaines- diminuer leur trouble anxieux au point qu’elles ont retrouvé une vie largement normale. Dans une récente interview télévisée, il a décrit le développement de sa thérapie de la manière suivante :

« La plupart des troubles anxieux surviennent très rapidement, comme s’ils avaient soudain surgi de nulle part. Cela fait de nombreuses années que nous nous demandons pourquoi il ne devrait pas être possible de faire disparaître ces peurs aussi vite qu’elles sont apparues. Nous avons donc cherché les véritables déclencheurs neuronaux de la peur et de la panique. Et plus nous cherchions, plus nous nous sommes rendu compte que la neuroplasticité du cerveau devait être la clé. Et non seulement la clé de l’apparition de la peur, mais aussi la clé qui permettrait d’inverser tout cela. Si une certaine manière de penser peut transformer des personnes en bonne santé en patients anxieux, alors il doit y avoir une autre manière de penser qui inverse ce processus…

C’est sur la base de ce raisonnement que nous avons réussi à développer des exercices mentaux spécifiques qui effacent littéralement le programme de la peur dans le cerveau, grâce à une stimulation ciblée et positive de la neuroplasticité. Aujourd’hui, nous savons qu’il est possible avec la méthode Bernhardt d’aider les personnes agoraphobes et celles souffrant de troubles anxieux bien plus rapidement et plus durablement que les méthodes d’autrefois qui consistaient en une combinaison de psychotropes et de thérapie d’exposition… » 

Alors qu’initialement, la méthode Bernhardt ne pouvait être mise en œuvre qu’avec le soutien d’un thérapeute spécialement formé, un cours vidéo détaillé est désormais disponible grâce auquel les personnes concernées pourront utiliser la neuroplasticité de leur cerveau afin de se libérer pas à pas de la peur et de la panique. Si vous souhaitez en savoir plus à ce sujet, vous trouverez tous les détails nécessaires ICI.

Que disent les médecins et les thérapeutes de cette nouvelle thérapie ?

« Dans mon cabinet, la méthode développée par l’INSTITUT DE PSYCHOTHÉRAPIE MODERNE apporte une amélioration notoire à mon travail thérapeutique. Spécialisée dans les troubles anxieux et les crises de panique, la procédure de Klaus Bernhardt s’intègre parfaitement et harmonieusement dans mon concept thérapeutique. Un saut quantique dans le traitement ! 

Dr med. univ. Judith Innerhofer
médecin

Le nouveau concept thérapeutique de l’INSTITUT DE PSYCHOTHÉRAPIE MODERNE m’a convaincu dès le départ. Je travaille avec lui depuis déjà 3 ans et le succès rapide et durable que les patients anxieux peuvent obtenir avec cette méthode me confirme chaque jour que cette décision était la bonne. 

Hans-Joachim Ruhr
psychologue diplômé et psychothérapeute

En tant que thérapeute autonome, je me suis spécialisée dans le traitement de l’anxiété, des crises de panique et des phobies. La « Méthode Bernhardt » m’a séduite par sa simplicité et son efficacité. Je suis particulièrement impressionnée par les interrupteurs de schémas que les patients peuvent apprendre en quelques minutes. C’est formidable de voir à quelle vitesse on peut ainsi stopper les peurs et la panique émergentes. 

Sandra Springorum
naturopathe spécialisée en psychothérapie et pleine conscience

Je suis convaincu que la force qui crée en nous la peur est la même que celle qui suscite en nous l’espoir et la satisfaction. Canaliser cette force dans la bonne direction est particulièrement rapide et efficace avec la méthode Bernhardt. C’est pourquoi je travaille activement avec cette méthode depuis 2017. 

Martin Goll
psychologue et psychothérapeute diplômé

La méthode Bernhardt est une révélation pour les thérapeutes et leurs patients. Des résultats rapides sont obtenus grâce à des techniques faciles à mettre en œuvre. La souffrance du patient est minimisée en à peine quelques séances. 

Bernhard Hettesheimer
hypnothérapeute et praticien alternatif en psychothérapie

« Qu’il s’agisse de la méthode des 10 phrases ou de l’une des nombreuses techniques de neutralisation de l’anxiété qui ont été développées par l’INSTITUT DE PSYCHOTHÉRAPIE MODERNE : chaque fois que des patients s’impliquent dans le travail avec la méthode Bernhardt, nous observons étonnamment souvent une réduction rapide de l’angoisse, et par conséquent une augmentation significative de la qualité de vie.

Dr Annette Weiß
médecin

Ce qui m’enthousiasme dans la méthode Bernhardt est le fait que ces techniques nous permettent d’influencer directement notre cerveau et donc nos schémas de pensée. Cela signifie ne pas être à la merci des pensées négatives et être capable de construire consciemment de nouvelles structures de pensée positive. 

Susanne Findler
thérapeute systémique (DGSF) et thérapeute en traumatologie

Quelque chose d’important pour conclure :

Peut-être faites-vous partie de ces personnes sceptiques qui doutent que des techniques aussi efficaces existent. Peut-être pensez-vous que les neurosciences n’ont pas encore produit grand-chose de vraiment utile et craignez-vous qu’on ne vous propose que du vieux vin dans de nouvelles bouteilles.

Mais nous, nous sommes convaincus de l’efficacité de notre méthode et par conséquent, en tant qu’INSTITUT DE PSYCHOTHÉRAPIE MODERNE, nous nous en portons garants avec notre bonne réputation. D’ailleurs : en Allemagne, le livre dans lequel cette méthode a été introduite pour la première fois en tant qu’autothérapie a figuré sur la liste des best-sellers pendant plus de 2 ans et a depuis lors été traduit en 18 autres langues. Vous trouverez un lien vers la traduction française du livre ICI.

Bien sûr, vous seul pouvez décider si cette forme de thérapie vous convient. C’est d’ailleurs pourquoi nous vous offrons une garantie de remboursement de 60 jours. Cependant, il y a une chose que nous aimerions souligner, et il est important pour nous que vous en soyez pleinement conscient : la santé mentale est une partie essentielle de l’existence qui affecte tous les autres domaines de la vie. Il ne faut jamais ignorer, déléguer ou négliger nos besoins émotionnels.

C’est pourquoi vous devriez vous occuper de ce domaine important (peu importe comment) aussi rapidement et efficacement que possible !